Mon lunivers

Autour de mes lectures...

27 juin 2011

Vince & Joy -=- Lisa Jewell

vince Il y a bien une éternité et quart que je ne suis pas passée ici vous parler de mes lectures. C'est vrai que je lis peu. Il semblerait que je sois indispensapensable à mon boulot (rémunéré) et tout autant à celui qui ne l'ait pas. (Ha ha!)

C'est bien. Vraiment. On ne va pas se plaindre.

Mais bon, c'est l'été et l'été apporte son lot de beaux jours ensoleillés où la farniente est un luxe que je me permettrai toujours. Et puis, au détour d'une visite en bouquinerie, je suis tombée sur un bouquin qui me paraissait excellent pour débuter l'été.

Ma foi, c'était bien. Pas le meilleur roman de ma vie (on s'entend que je ne m'attendais pas à ça non plus!), mais j'ai passé un agréable moment. (Vous savez comme j'aime les histoires d'amour!)

Celle-ci ne se détache pas tant du lot par son originalité: des ados malmenés qui tombent amoureux au premier regard mais qui ne se retrouveront que bien plus tard à cause de toutes sortes de circonstances. N'empêche il y a un je-ne-sais-quoi qui m'a semblé parlant dans ce Vince et cette Joy. Ils avaient tous les deux un besoin impératif de trouver leur identité, de se trouver pour être vraiment heureux en amour et dans la vie en général. C'est bien ça le secret, non? Mais au-delà de ce chemin convenu, il y avait aussi qu'ils admettaient leur errance sans fard et je trouvais ce portrait réaliste d'eux-mêmes rafraîchissant. 3/5

Next! ;)   

 

Posté par Charlie Bobine à 21:03 - Auteurs en J - Commentaires [4] - Permalien [#]

13 mars 2011

L'homme de Kaboul -=- Cédric Bannel

homme_kaboulUn thriller avec une trame convenue: un pas-fin(!) (on le laisse supposer) a volé quelque chose de compromettant, on le tue, on maquille son meurtre en suicide. Un bon flic arrive sur les lieux, on tente de le refouler et de clore cette enquête. Mais c'est un bon flic. Il s'obstine. Il finit par découvrir des éléments. On veut alors le faire taire. Ça dégénère. Le bon flic se trouve des alliés. Bagarres. Trahisons. Alouette.  

Je ne déteste pas les thrillers, mais ce n'est pas mon genre préféré. Ici, bien que la trame convenue ait un contexte différent (l'Afghanistan), rien de nouveau sous le soleil (sinon nous informer sur la situation du pays). Ça, je l'avoue, ça m'a réconciliée avec cette lecture. Le protagoniste Oussama Kandar (le bon flic), chef de la brigade criminelle de Kaboul, est attachant -en plus d'être intègre! J'ai aimé ses constats et ses réflexions sur le régime de son pays, sur la modernité, l'occidentalité. J'ai trouvé cette partie bien fouillée et intéressante malgré tout le reste trop soporifique à mon goût. 

La conclusion? À l'avenant. Avec sauce «on a besoin de l'Occident même si elle a participé à notre malheur, pôvre de nous» qui laisse un goût amer en bouche. Amer parce qu'on sait que c'est le reflet de la réalité. Hélas. 3/5 (Pour Oussama Kandar) :D

Ouvrage reçu en collaboration aveclogo et les robertlaffont 

Un Merci spécial à Violette de Canalblog.      

Posté par Charlie Bobine à 10:51 - Auteurs en B - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 novembre 2010

Les Dragouilles t.1 Les origines -=- Karine Gottot et Maxim Cyr

Voilà une petite BD qui a bien plu à mon fils de 7 ans. Reçue elle aussi dans le cadre de Masse Critique Québec, elle a fait fureur dès son arrivée.

Pour la maman? Ça, c'est une autre histoire. J'aime beaucoup le graphisme que je trouve très accrocheur. Quelle bouille ces dragouilles! Mais ça s'arrête-là. Hélas. Pour moi, les sketchs tombent à plat et les pages intercalées explicatives sont de trop. Elles brisent le rythme. (Je ne m'attendais pas a lire un genre de magazine Dragouilles, mettons.)

Mais comme je ne suis définitivement pas le public ciblé, est-ce que mon opinion compte? ;) 2/5 pour moi.

Merci aux Éditions Michel Quintin et à Babelio!

Décidément... le problème avec les vignettes, ça doit être moi!

dragouilles

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Le voyage de Kwé-Kwé et Mulgtess -=- JoAn Pawnee Parent

Reçu dans le cadre de Masse Critique Québec: Le voyage de Kwé-Kwé et Mulgtess est un conte amérindien de JoAn Pawnee Parent, illustré par Guth Des Prez. ET il est raconté par Robert Seven Crows.

C'est vraiment la portion audio que je préfère. Non pas que le conte n'est pas joliment illustré, mais pour mes deux filles de quatre ans, je trouve la lecture un peu longue (question d'attention soutenue, je veux dire). Tandis que la version audio nous permet de l'écouter comme une pièce musicale en faisant autre chose.

L'histoire est un peu complexe pour de jeunes enfants, qui n'en comprennent pas toutes les subtilités, mais ça viendra. Pas d'inquiétudes! 3.5/5

Merci aux Éditions Planète Rebelle et à Babelio!

(Bon ici, la vignette de Babelio refuse d'obtempérer!) le_voyage_de_kwe_kwe

Posté par Charlie Bobine à 07:50 - Auteurs en P - Commentaires [1] - Permalien [#]

13 septembre 2010

Toujours vivante. Voui.

Petit mot pour vous dire que je suis toujours vivante.

Hélas. (ou Hourra!) J'étais très occupée par toutes sortes de choses qui m'ont tenue loin de la lecture.

Les vacances, un projet perso, et... *roulement de tambour* le retour sur le marché du travail après 4 années de bons et loyaux services à ma progéniture adorée.

Ça fesse, hein? Moi, j'en suis toute ébaubie. (hem-hem)

J'ai terminé L'été de cristal et je suis bien avancée dans La pâle figure. Pas transcendante cette trilogie, mais elle se laisse lire. Gunther me plaît à sa manière. Bref, je vous en parlerai quand je la terminerai. Euh. Un jour prochain couleur d'orange... ;)

Posté par Charlie Bobine à 21:21 - À livre ouvert - Commentaires [13] - Permalien [#]

05 août 2010

La Princesse des glaces -=- Camilla Läckberg

La_princesse_des_glacesErica Falck, «enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives»?

Je comprends l'idée, mais... non. Du tout.

C'est plate. Yep. 

Les personnages ont peu de substance, l'événement dramatique (un meurtre maquillé en suicide) est simpliste, l'enquête est à l'avenant. On a espoir qu'un gros méchant sadique soit derrière tout ça, on a espoir de détails croustillants. Tout tombe à plat. Pétard mouillé.

Ce qui nous retient, ou qui m'a retenue, c'est Patrick Hedström. Un beau potentiel comme personnage. J'aime les amoureux fou. Ils sont rares.

Mais. Encore trop brouillon. L'écriture n'est pas fluide. La traduction est horrible, en plus. 2.5/5

***

Ce qu'il y a de sympathique dans mon univers, c'est que d'habitude, mes livres achetés neufs représentent un bon investissement. Ils sont prêtés, ils sont lus! Celui-ci, dommage. Manque de pot. Qui voudra le lire puisque je ne le conseillerai pas? *Gasp!*

Posté par Charlie Bobine à 19:26 - Auteurs en L - Commentaires [12] - Permalien [#]

22 juillet 2010

Il semblerait

Je-ne-sais-plus-où, ni qui devrais-je dire, a dit que la série de Camilla Läckberg était géniale? (Rapportez-vous!) Je blague.

En cherchant la couv. pour ce modeste salon, je suis tombée plutôt sur des commentaires navrants.

Est-ce parce que c'est l'été, que je venais de me rendre assez péniblement à la moitié des Chaussures italiennes de Mankell pour apprécier pas mal -jusqu'ici en tout cas- le premier volet? Gloups!

J'espère que j'aimerai jusqu'au dernier mot. Vous savez pourquoi je porte un tel espoir en mon coeur? Ben, tout simplement parce que je l'ai acheté neuf, pardi!

Posté par Charlie Bobine à 10:00 - À livre ouvert - Commentaires [5] - Permalien [#]

19 juillet 2010

Les Filles -=- Lori Lansens

Les_Filles

L'histoire de base (des jumelles craniopages) bien que fictive m'intriguait énormément pour moi qui ai donné naissance à des jumelles. Si mes filles, bien sûr, ne sont pas soudées par la tête, le lien qui les unit n'en demeure pas moins bien tangible.

Nées en 1974 en pleine tornade (presque) dans une bourgade du sud de l'Ontario, d'une mère trop jeune, Rose et Ruby Darlen sont élevées par l'infirmière qui leur a donné naissance et son mari. Ce sera tante Lovey et oncle Stash.  Près de devenir les plus vieilles jumelles craniopages du monde, Rose entreprend son autobiographie. Mais c'est impossible une autobiographie pour une jumelle conjointe, non? Toujours collée sur sa soeur Ruby, celle-ci doit nécessairement avoir voix au chapitre. Et puis, en plus de sa soeur, il devient évident que son histoire, c'est un peu celle de tante Lovey et d'oncle Stash et de tant d'autres.

Leur voix, celle de Rose et de Ruby, s'alternera. Bien que Rose soit la passionnée des lettres et qu'elle soit plus présente et plus prolifique pour leur biographie, l'apport de Ruby se révèle éclairant et bien dosé. J'ai beaucoup aimé cette histoire, je salue l'imagination de Lori Lansens qui m'a fait croire à la vie de Rose et Ruby Darlen comme si elles étaient vivantes. C'est fascinant, on ne tombe jamais dans le phénomène de foire, on ne s'apitoie pas, c'est juste un récit... humain. Une vie complexifiée, certes, par le fait d'être soudée à sa soeur par la tête, mais en définitive: la vie. Pas un coup de coeur (mais presque!), mais une bonne lecture d'où on ressort un peu plus connecté à l'autre. 4.25/5   

Posté par Charlie Bobine à 09:25 - Auteurs en L - Commentaires [8] - Permalien [#]

13 juillet 2010

Mercredi soir au Bout du monde -=- Hélène Rioux

Mercredi_soirDébut difficile. Puis, la curiosité m'a poussée à continuer pour voir. Au final, l'impression d'une course à relais. On passe le témoin. Il y a un lien entre tous les chapitres, une continuité d'ensemble mais aucun appronfondissement individuel, personne ne fait la course d'un bout à l'autre. Hum. Pour moi, ça fonctionne moyennement. J'ai trop le sentiment qu'il m'en manque des bouts. Je reste dans l'expectative. J'ai envie de créer des liens, c'est comme si on m'en refusait la possibilité. J'en ressors mitigée. Ça ne m'a pas déplu mais pas transportée non plus.   

Ça commence dans un resto, un boui-boui ouvert 24h/24, où aiment aller les chauffeurs de taxi: le Bout du monde. Des personnages s'y retrouvent le mercredi, pour jouer aux cartes. On passe le témoin à des danseuses (nues) que devait aller chercher un des protagonistes de la première scène (si on veut). Ensuite, vient le tour du chum d'une des danseuses. Et ainsi de suite. Un lien toujours pour nous mener au chapitre suivant, mais on comprend que c'est toujours le même mercredi.

Les images évoquées sont intéressantes, dépaysantes, déroutantes. Parlantes parfois. Assomantes d'autres fois. J'ai poussé jusqu'à la fin, croyant pendant plus de la moitié du roman que j'allais voir ma curiosité satisfaite. Qu'on allait me ramener aux protagonistes du début, ajouter de la chair autour de l'os. Non. On pourrait évoquer un recueil de nouvelles. Peut-être aurais-je été moins déçue dans mes attentes de cette façon. 3/5

Posté par Charlie Bobine à 22:59 - Auteurs en R - Commentaires [1] - Permalien [#]

Invisible -=- Paul Auster

invisibleDu grand Paul Auster, disait la critique (générale). Je n'ai pas lu tout Paul Auster, aussi, je ne peux pas me poser en critique. Mais j'ai beaucoup aimé. Le lire fait vibrer une corde créative en moi, le grand Appel. Presque mystique. (Bon, je n'entrerai pas ici, dans le clinique. Ceux qui me connaissent personnellement comprendront.)

J'aime son pouvoir narratif. De plus en plus, il faut croire si je m'en réfère à La nuit de l'oracle que j'ai noté, à l'époque, moins positivement que je noterai spontanément celui-ci.

Je ne sais même pas comment vous décrire cette histoire. Le point de vue de l'éditeur m'apparaît trop, en même temps que «pas assez». En gros, ça commence avec le récit d'une rencontre marquante, en 1967, qu'à fait un jeune homme (Adam Walker), aspirant poète, avec Rudolf Born. Professeur politologue, quelque chose comme ça. Et de sa compagne, Margot. Instinctivement, Adam sent que cet homme, ce Born (très parlant les noms chez Auster quand on y pense), est un être nocif et il est conscient de l'aura de séduction qui émane -allez savoir pourquoi- de cet homme, mais aussi (et ce n'est pas négligeable) de Margot. Il pose son récit (Adam) comme une nécéssité de confier sur papier l'importance de ce personnage.

Cependant, on ne réalise pas vraiment qu'il s'agit de mémoires. Des siennes en l'occurence. (Pas qu'il est Born, pas du tout, mais on apprendra en quoi 1967 a modulé sa vie, l'a transformé et Born est le pivot qui fait de cette année-là, une année charnière.) C'est lorsque le narrateur change, passant soudain à un vieil ami d'université de Walker qui a reçu une lettre de lui que l'on comprend.

Au final, nous aurons un tableau assez complet de 1967 pour Adam Walker. Avec cependant quelques trous, comme: a-t-il dit la vérité à propos de G. (dont je ne peux parler, mais vous comprendrez si vous le lisez!)? Je me le demande. Je pencherais pour oui. (Et, cet événement que je réprouve, ne m'a pas paru horrible dans le contexte.) 

Et la fin. O_o Bon sang! J'ai retourné les pages, revenant en arrière, repartant (sur le poème): perplexe, presque choquée! «Hein? Quoi!» Je ne suis pas nécéssairement insatisfaite, mais il est indéniable que je suis perturbée.

Dans l'ensemble: un très bon roman. Avec des passages hallucinants. 4.5/5

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Posté par Charlie Bobine à 15:22 - Auteurs en A - Commentaires [9] - Permalien [#]