Mon lunivers

Autour de mes lectures...

15 mai 2008

Baisers de cinéma -=- Éric Fottorino

baisers_de_cin_maJe ne sais pas pour vous, mais je commençais à en avoir marre de voir cette couverture (trop anonyme) en «lectures en cours». Que 189 pages et une éternité, il m'a semblé, pour passer au travers.

Ce n'est pas mauvais mais pas très bon non plus. Disons, très... ordinaire. Le narrateur (dont j'ai oublié le prénom, c'est tout vous dire), fils de Jean Hector célèbre photographe de cinéma ne sait pas qui est sa mère. Il ne l'a jamais su. Son père lui a dit qu'il devait sa naissance à un baiser de cinéma et voilà qu'il s'évertue, à la mort ce dernier, à tenter de retrouver sa mère (qu'il présume actrice) dans les salles de cinéma qui passe des films de la Nouvelle Vague (année de sa naissance) auxquels son père a participé. Et c'est dans une salle qu'il rencontre Mayliss.

C'est finalement l'histoire d'un homme à la recherche de son identité, qui tombe amoureux («s'intoxique» plutôt) d'une femme mariée, tourmentée, jusqu'à ce qu'il réalise. Qu'il réalise quoi donc déjà? Qu'il n'a pas besoin de savoir qui est sa mère pour s'épanouir?

Eh bien, on se le demande finalement. Tout est dans l'absence, si chère à son père.

Bref, c'est le genre de roman qu'on oublie presque en reposant. Et ce n'est pas vraiment important au fond. 2.5/5 

Posté par Charlie Bobine à 19:06 - Auteurs en F - Commentaires [3] - Permalien [#]

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Le tag à Thom

C'est Joelle qui me l'a refilé. Remercions Thom, car on aime ça! 
   
Règlement officiellement officialisé
Le premier blogueur pose une question et la refile à une personne. Qui y répond, et pose une autre question. Et la refile à quelqu'un d'autre qui répond aux deux premières et en fait une troisième...et ainsi de suite!
   
   
Question 1 (gracieuseté de Cuné) : On a tous un sosie quelque part. Quelqu'un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu'un qui a fait penser quelqu'un d'autre à nous lorsqu'il l'a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t'a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !)


Trois personnes m'ont dit que j'avais des airs de Nicole Kidman. Si. J'ai comptabilisé parce que ça m'a fait super plaisir. Hélas, je ne suis pas grande comme elle, ni blonde. C'est quelque chose de plus subtil, dans le visage je suppose. Et parce que la vie m'étonnera toujours, on m'a déjà dit -il y a looongtemps- que j'avais le style de Katie Holmes (à l'époque où elle interprètait Joséphine (Joey) Potter dans Dawson Creek). Rappellons qu'elle est la nouvelle épouse de Tom Cruise. Et Nicole, l'ex. Ah ha!

Dans le plus terre à terre, un jour, alors que j'allais payer mes achats dans une fruiterie, j'ai remarqué que la fille devant moi me ressemblait beaucoup. Physiquement, mais aussi un petit quelque chose qui transparaissait de sa personnalité. C'était très étrange. Presque surréaliste. Ça m'a rendue muette de stupeur pendant de longues minutes. Mon Chéri, qui m'attendait, l'a remarquée aussi. Je ne suis pas certaine que j'ai aimé ça. J'aime être unique, il faut croire!


Question 2 (généreusement offerte par So) : Tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t'y prends-tu pour ne pas te faire choper?

Hum. Si j'étais un être diabolique, sans doute utiliserais-je son point faible comme tout «méchant» qui se respecte: son allergie (grave). Un peu de son allergène accidentellement mélangé à sa nourriture et hop! Gnak gnak gnak! (Il s'agit de la simple réponse à un tag, n'est-ce pas, je n'ai pas l'intention de me débarasser de mon amoureux!)

Question 3 (merci Alinéa) : Si tu devais être privé(e) d'un des 5 sens, lequel choisirais-tu?  Pourquoi?

Si l'odorat n'était pas relié au goût, je le choisirais sans hésitation (ou presque, j'ai quand même beaucoup de souvenirs liés à des odeurs!). Hélas, ça va de pair et je trouverais cruel de manger sans saveur. Rappellons que nous mangeons tous les jours (autant que possible!) et 3 fois par jour minimum. Non, je serais bien trop malheureuse. Alors, j'irais pour l'ouïe. J'ai suivi plusieurs cours de L.S.Q. -langage des signes québécois- et je pense que je m'y ferais (malgré que j'aime beaucoup la musique). Lire sur les lèvres a ses avantages et notre corps finit par entendre une certaine musicalité avec les vibrations. Enfin, ce n'est que pour répondre à la question.

- Allez-y les enfants, criez tant que vous voulez! 

Question 4 (cadeau hautement kulturel de Fashion) : Quel titre dont tu as (un peu, beaucoup, passionnément) honte se cache dans ta bibliothèque ?

Je suis vraiment plate, j'en ai pas! Ma biblio perso est plutôt petite et s'est délestée au fil des années des mauvais titres (qui n'étaient pas des titres honnis). Il y a bien ce recueil de nouvelles érotiques, mais bon, hein... je l'assume tout à fait et je ne le cache pas.


Question 5 (création d'Amanda) : Tu viens de mourir. Saint Pierre était bourré quand tu es arrivé(e) devant les portes du Paradis et t'a indiqué la mauvaise porte. Te voilà devant Bouddha qui t'informe que tu dois te réincarner. Tu peux choisir ce que tu veux, sauf te réincarner en toi, faut évoluer ma vieille (mon vieux). Alors ? En quoi choisis tu de te réincarner ?

J'hésite. Être un félin (n'importe lequel) me plairait assez. Mais j'adorerais voler! Alors, pourquoi pas un rapace? (Je veux quand même être en haut de la chaîne alimentaire, hein, pas folle!) Sauf qu'être un homme m'a toujours intriguée. Mais là, passer mes journées à ... tâter -chastement- mon joli corps (que j'aurais adorablement musclé) et à m'observer dans le miroir... Nan! Tiens, je choisis le rapace!

Question 6 (directement de chez Cathulu) : Quelle question ne voudrais-tu surtout pas qu'on te pose?

Je n'aime pas qu'on me questionne sur mon ... intimité. Et je n'y répondrais pas, à moins que ça soit vital! En fait, je ne me sens aucunement obligée de répondre à quelques questions que ce soit.


Question 7 (pour laquelle nous ne remercierons jamais assez Anne) : Essayez-vous, régulièrement, de vous débarrasser d'habitudes profondément ancrées?

Argh! J'ai tendance à la procrastination. Surtout quand ce n'est pas vital. Genre, avancer dans mon cours par correspondance. Pfft! Florinette en sait quelque chose, malheureusement (je ne lui ai toujours pas envoyé le petit cadeau de remerciement pour le swap que je lui promettais). J'étais le type d'étudiante qui étudie et fait ses travaux à la dernière minute. Je suis plus efficace sous la pression. Mais j'essaie de me corriger!

Question 8 (subtilement créée par Karine) : Nous avons tous nos petites manies langagières.  Des mots que nous disons très souvent, des expressions un peu bizarres, des prononciations originales... Quelles sont les vôtres?

J'en ai des tas. Surtout des expressions. «Tchewizz» pour désigner quelqu'un de ridicule. Comme dans «Yé ben tchewizz lui!». Je dis souvent aussi «c'est ben ordinaire!» quand quelque chose me déplaît. Ou «C'est plate!». «Bazwell!» aussi comme sympathique juron, ETC.


Question 9 directement de Bretagne (Joelle) : Dérivée de la question d'Amanda (la 5), comme St Pierre a une dette envers toi, il te propose de tester une époque, passée ou future, avant de te réincarner dans l'humain, l'animal ou la chose de ton choix (ben oui, quoi, St Pierre a aussi la possibilité de te faire voyager dans le temps ... de toute façon, pour l'instant, tu es encore mort !). Quelle période voudrais-tu découvrir ?

Je pense que j'aimerais vivre la période victorienne. Et, ça va de soi, rencontrer un Mr. Darcy et faire un beau (et riche) mariage d'amour. Ah! *soupir*

Ma question: Ta maison est en flamme. Les êtres qui te sont chers (et tes animaux de compagnie s'il y a lieu) sont en sécurité. Tu as quelques minutes à peine pour sauver un (ou plusieurs) objet(s) facilement transportable(s). Que sauves-tu des flammes?

Et roulement de tambour... c'est à Lou que je passe le relai!

Posté par Charlie Bobine à 10:34 - À livre ouvert - Commentaires [8] - Permalien [#]

10 mai 2008

Le Clan des Otori, Livre I, Le Silence du Rossignol -=- Lian Hearn

Le_clan_des_OtoriLa première chose qui me vient pour vous parler du premier tome de cette tétralogie(?), c'est le sentiment de bien-être qui m'a habitée pendant ma lecture. Et j'en suis presque surprise. C'est vrai! C'est plein de violence, mais c'est aussi plein de beauté, de majesté je dirais. J'ai beaucoup aimé.

L'on est plongé dans le Japon féodal (fictif), à la suite de Tomasu, un adolescent de 15 ans qui habite le petit village de Mino, peuplé d'Invisibles (les membres d'une religion pacifiste qui m'a semblé un mélange de Christianisme et de Bouddhisme), dont il fait partie également. Alors qu'il rentre d'une escapade dans la forêt, il découvre son village ravagé, son beau-père assassiné. Que s'est-il donc passé? Où sont sa mère et ses soeurs? Sont-elles vivantes? Devant ce spectacle d'une grande violence inhabituelle pour lui, il est tétanisé et il fait la rencontre de la cause de tout ces malheurs: Iida Sadamu, seigneur du clan des Tohan. Bien sûr, je ne dévoile pas grand chose en vous disant qu'il réussit à le fuir. Mais à ses trousses 3 guerriers Tohan qui veulent le tuer. Ah!

Heureusement, Tomasu fera une rencontre plus heureuse qui lui sauvera la vie: le seigneur Otori Shigeru. Vous l'avez deviné, perspicaces que vous êtes, c'est bien le seigneur du clan rival aux Tohan. Mais dans son infini bonté (c'est ce que l'on pense d'abord), sire Shigeru est-il vraiment désintéressé? Et s'il voulait se servir de Tomasu pour atteindre son ennemi Iida? (Re)Ah!

Ils seront liés par l'honneur. Il y aura de l'amour aussi parce que le roman est en partie narré par Kaede Shirakawa, une jeune fille à peine plus jeune que Tomasu, en otage dans une grande famille (Noguchi) alliée à Iida. De la trahison aussi.

Ah, c'est difficile d'en dire plus. Deux clans qui s'opposent, un bon, un mauvais. Un troisième, qui n'en est pas vraiment un mais qui a aussi son code particulier. Des pouvoirs très spéciaux (et si vous êtes comme moi, vous fredonnerez «Kung Fu fighting» de Carl Douglas en vous imaginant des ninjas... même si vous savez que le kung-fu est Chinois, bref). Ça vous donne une petite idée de l'ambiance, non?

Mais c'est sans oublier le héron majestueux, patient, qui harponne les carpes dans le jardin de la maison de Hagi. Vous l'entendrez déployer ses grandes ailes dans un froissement intense, puis s'envoler complètement silencieux.

Il y a de petits manques: des questions soulevées restées sans réponses, des intrigues aux dénouements trop abruptes qui manquent cruellement de finition. Mais n'empêche, toutes ces descriptions de paysages, de la faune... c'est quelque chose. Et puis, c'est une belle histoire, une belle épopée. Je vais poursuivre, c'est certain. 4.5/5

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06 mai 2008

Magasin Général: Les Hommes -=- Loisel & Tripp

Les_hommesJe pensais bien avoir en main le dernier tome de cette trilogie (à mon grand regret), pour finalement découvrir que j'allais encore pouvoir me régaler de cette superbe série puisqu'il y aura 6 tomes en tout.

Mais. Je suis un peu déçue par ce tome. Les dessins sont toujours à couper le souffle, c'est plutôt la trame avec laquelle je me sentais moins d'affinités cette fois-ci. Quelle violence chez les hommes! Je veux bien croire à la rusticité de la ruralité(!), à l'inculture un peu patente des villageois, mais mon Dieu! c'est un peu fort à mon goût. Ça manquait d'ironie et de subtilité. Et Serge? Je pense que c'est ce choix qui m'agace. Ne pouvait-il pas être intelligent, cultivé, avoir de bonnes manières sans être...

Virilité doit correspondre à gros colon pas de classe? Gné. C'est ce qu'il faut comprendre? J'aurais voulu avoir enfin une représentation différente loin des maudits stéréotypes. 3/5   

   

Posté par Charlie Bobine à 17:17 - BD - Titres séries en K-O - Commentaires [6] - Permalien [#]

29 avril 2008

La Marque de Windfield -=- Ken Follett

  • Marque_de_WindfieldSi vous êtes amateurs de littérature victorienne, voici un autre bon roman à inscrire dans votre longue et interminable liste à lire. J'ai adoré cette histoire. Par contre, en cherchant l'image de la couverture à insérer sur le blog, je suis tombée sur quelques commentaires négatifs parlant d'une bonne histoire mais manquant cruellement de nuance, sans surprise et pleine d'éléments de remplissage, etc. Ah oui?

Ce n'est pas mon avis. Au départ, nous sommes entraînés au collège de Windfield à faire la connaissance d'Edward Pilaster et de Micky Miranda. Il faut chaud, tous les élèves sont confinés à l'intérieur parce que le proviseur de l'établissement s'est fait voler 6 souverains d'or. Mais Micky pense qu'il est possible d'atteindre la vieille carrière abandonnée pour aller se baigner sans tâter du Zébreur du proviseur. Ils réussissent à s'y rendre mais il y a déjà d'autres baigneurs et Edward en profite pour les taquiner méchamment. Ça tourne mal mais nous sommes dans le flou. Que s'est-il vraiment passé?

Tout porte à croire que Micky s'est parjuré dans le but de devenir le protégé de la famille Pilaster, de puissants banquiers, rendant complice Augusta, la mère d'Edward. Faut-il y voir plus que de l'opportunisme? C'est la question!

Mais Micky n'est pas le héros de cette histoire, c'est Hugh Pilaster, le cousin d'Edward qui l'est. Il faisait partie des baigneurs et a réussi à s'enfuir quand son cousin a commencé à lancer ses vêtements dans l'eau. Mais la tragédie qui a eu lieu ce jour-là est éclipsé par un drame qui le marquera à jamais: la mort de son père suite à la faillite de son entreprise.

C'est son histoire à lui que nous suivrons, au travers des dédales du monde. Lui, la brebis galeuse de la famille Pilaster. Le fils qui doit supporter le déshonneur de son défunt père. Devant faire son chemin au-delà des intrigues de sa tante Augusta qui ne supporte pas de voir son fils chéri, son Edward, dans l'ombre de son cousin.

Quelle femme perfide cette Augusta! Quelle intriguante! Jusqu'où ira-t-elle pour son fils? (Ou plutôt pour elle!!)

C'est plein de personnages haut en couleur, de haut de forme et de jolies toilettes, de l'amour, de déceptions, de mensonges, de complots, de trahisons. Parce que bien sûr, l'on apprendra ce qui est arrivé au malheureux jeune garçon qui s'est noyé à Windfield. 

C'est enlevant, c'est de la littérature victorienne avec ce qu'il faut de moderne dans le ton (mais juste assez), de la sensualité, des grands éclats étouffés parce que la réputation le veut...

Bref, c'est sans prétention et bien tourné. Je ne bouderai certainement pas mon plaisir!! 5/5

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P.S. Remerciements à Lou d'avoir attisé mon attention sur ce roman! Et la malle, yep, c'était quelque chose!

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28 avril 2008

Remède au spleen

Ça y est, j'ai retrouvé goût à la lecture! Je suis en pleine saga et avec elle, je rage, j'ai chaud, je tremble, je suis amoureuse, je suis émue, je crie (cette maudite Augusta!) et j'en rêve la nuit!!

C'est dire, non?

Serait-ce Baisers de cinéma qui me fait cet effet? Hélas non. (Quoi que ce n'est pas mauvais.)

Je suis en pleine lecture de La Marque de Windfield de Ken Follett.

Assurément, à moins d'un gros revirement de situation, ce sera un coup de coeur.

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25 avril 2008

Présentation

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C'est lui.

Mon petit carnet maudit.

***

Faudrait pas croire que je ne l'aime pas. Au contraire. J'en suis folle.

Il y a déjà quelques années (hou! ça ne me rajeunit pas!), j'inscrivais des titres sur des feuilles volantes ou dans mon agenda (ouais, j'ai déjà été étudiante). Tsst! Ça ne fonctionnait pas! Je perdais mes feuilles, l'agenda était trop gros à traîner dans mon sac à main... Que faire?

Et une amie m'a suggéré d'utiliser un carnet d'adresse.

C'était presque ça.

***

Puis, je suis tombée sur lui.

Pages quadrillées, intercalaire alphabétique. PAR-FAIT!

***

Bon, hein, il est retenu par un vieil élastique à cheveux (c'est pas très glamour, j'en conviens), mais je le répète: j'en suis folle!

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24 avril 2008

Routine virtuelle

C'est puissant le virtuel. Je consulte chaque jour les blogs de dizaines d'inconnu(e)s avec une certaine fébrilité, je dois l'avouer. Dernièrement, j'ai eu moins envie et comme pour me conforter dans l'idée, plusieurs blogueuses ferment boutique. Pour toutes sortes de raisons.

Je ne suis pas en train de vous dire que je ferme boutique. Non, le monde virtuel est -pour l'instant- ma drogue douce. La pause que je me prends -plusieurs fois par jour- pour m'évader des cris, des chants, des suppliques des enfants; du ménage (je suis certaine que mon plancher de cuisine est envoûté, j'ai beau le laver très souvent: *pop* il est à nouveau sale); du lavage; de la cuisine... et même parfois de mon Chéri. O_o

Alors me séparer de mon échapatoire? Nan.

Est-ce je lirais plus sans blog? Peut-être. Mais pas forcément. (Lire: contraintes réelles ci-haut!)

Est-ce que je lirais différemment? Non. Quelle idée! Je ne suis pas payée pour lire, je ne reçois aucun service de presse, ça se passe qu'entre moi et moi. Quelle pression pourrait-il y avoir, dites? Que mes amies virtuelles soient déçues de mes billets? Que je choisisse mes lectures en fonction des visiteurs pour la plupart anonymes de ce petit salon?

Ça fait une différence pour moi, c'est certain, quand mes visiteurs laissent des commentaires. Ça me fait très plaisir. C'est un bonus. La cerise sur le sundae

Mais le but premier, c'est de garder une trace de mes lectures. (Et parce que je suis une pie.)

***

C'est plus fort que moi, j'aime parler de ce que je lis.

S'il n'y avait pas le Net, probable que j'aurais continué la correspondance (il doit bien exister un IYS pour adulte, non?) dans l'espoir de me découvrir des ami(e)s, quelque part, pour qui la lecture serait un besoin viscéral... comme elle l'est pour moi.

***

Alors merci à vous de passer par ici. Et à vous autres, oui vous qui tenez salon.

Et qu'on se le dise, tout lecteur compulsif qui se respecte trouverait le moyen d'allonger sa liste à lire. Avec ou sans blog. C'est comme ça.

C'est une délicieuse affection n'est-il pas?

   

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22 avril 2008

Silence, je lis!

Si seulement c'était vrai. Bou!

Voyez-vous, je suis en plein spleen d'après coup de coeur. Je m'en remets pas. Des jours que je ne lis pas ou trop peu.

À la place, je me gave de films ou de séries-télé.

***

Pourtant, je continue d'espérer. Hier, je me suis arrêtée à la friperie et j'en suis revenue avec près de 20 romans. Je me trouve ridicule. 

Posté par Charlie Bobine à 10:07 - À livre ouvert - Commentaires [13] - Permalien [#]

13 avril 2008

La valse lente des tortues -=- Katherine Pancol

valse_lente_des_tortuesJe me suis plongée dans cette suite de l'excellent roman Les yeux jaunes des crocodiles en sachant pertinemment que j'aimerais. Je ne me doutais pas cependant que je prendrais mon pied à ce point. C'est encore meilleur que le premier. J'ai été emportée, happée, charmée, émue. J'ai ri.  À tout moment, je m'arrêtais pour constater que ça fonctionnait et que c'était tellement moi. Toujours ces petits (et grands) passages si justes en écho avec les émotions de la vraie vie.

La galerie des personnages est encore plus impressionnante, plus fouillée. Enrichie d'éléments du polar et du fantastique. Plein de morceaux, de détails, du foisonnement comme je l'aime, une vraie saga qui chasse les coups de blues. Jo, notre Jo qui prend du mordant, qui se rebelle mais qui se sent coupable de se rebeller. Qui se demande si un mort n'est pas revenu? N'a-t-il pas simulé sa mort afin de repartir à neuf? Si un autre n'est pas le tueur? Qui doute beaucoup. Qui surprotège encore. Trop. Mais qui avance obstinément. Iris, la toujours belle Iris qui, plus que jamais, est au bord du gouffre. Malgré son immense talent pour la manipulation et le mensonge. Reconquérir Philippe? Si ça ne fonctionne pas, elle n'aura qu'à se chercher un autre richissime mari. Bizarrement, on ne la déteste plus autant, même si l'envie de la gifler, de la raisonner est bien présente. Sans doute parce qu'elle a moins d'emprise sur sa soeur. Ça nous rassure. On a presque pitié. Marcel et Josiane, eux, les beaux amoureux: on tremble pour eux. La vie ne va dont pas les laisser goûter à leur bonheur? J'avais envie d'aller leur prêter main forte. Hortense, la fille indigne repentie, elle mûrit, elle poursuit son ascension sans trembler. Ou presque. La timide Zoé, quant à elle, est en train d'éclore de son cocon. La chenille n'est plus mais les ailes du papillon ne sont pas sèches. Et philippe? J'étais déjà charmée, ça ne s'est pas gâtée... j'ai soudainement envie de faire cuire une dinde et de m'attarder près du fourneau. 

On entrevoit aussi un peu de Shirley, du beau et royal Gary, un peu des habitants du nouvel immeuble de Joséphine. Y'en a du monde quoi!

Cette fois, c'est Henriette que j'ai détesté de toutes mes forces. Oh que je la hais! Cette vieille bique, cette voleuse de bonheur, ce coeur de pierre. Elle n'a pas de conscience. Quelle détestable femme! Quelle... Les mots me manquent.

S'il y a des éléments un peu farfelus, on les balaie de la main. Ça fonctionne, j'vous dis! Et Du Guesclin, j'en veux un moi aussi.

Comment vous exprimer ça? Je suis conquise. 5/5 

«La midinette en moi est une mauvaise herbe aux racines profondes.» (p. 286) Comme moi Jo, comme moi!

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d_fi_de_la_Rose C'était mon titre avec un nom d'animal. :D

Posté par Charlie Bobine à 09:07 - Défi - Le Nom de la Rose - Commentaires [17] - Permalien [#]
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